
Lancée par le pilote de Formule 1 Charles Leclerc en 2024, accompagné de Nicolas Todt, de Federico Grom et de Guido Martinetti, LEC propose des glaces premium à faible teneur calorique. Avec un mantra, “Pourquoi résister ?”, les quatre partenaires ambitionnent de séduire la France… Avant de conquérir le monde.
Entretien avec Federico Grom, co-fondateur
Par Cécile Buffard
Racontez-nous l’histoire de LEC…
Mon aventure de glacier a démarré en 2003, avec la création de Grom. À l’origine, il s’agissait de créer une chaîne de boutiques, avec une obsession : faire la meilleure glace du monde, à base de matières premières de grande qualité. Grom est devenue une marque internationale, avec 100 boutiques dans 30 pays, avant d’être revendue à Unilever. Lors d’un déjeuner en 2021, j’ai rencontré le pilote F1 Ferrari Charles Leclerc qui avait l’idée d’ouvrir une boutique de glaces à Monaco. Pour ce grand sportif, amateur de glaces, le poids est un paramètre essentiel de la performance. Il évoquait ce sentiment de culpabilité qu’il ressentait à chaque fois qu’il dégustait une glace. C’est là que j’ai compris qu’il y avait un vide structurel sur le marché : personne ne proposait une glace qui combine réellement plaisir, goût et teneur en calories réduites. Avec Nicolas Todt, le manager de Charles, et Guido Martinetti, mon associé historique chez Grom, nous avons pris la décision de développer un concept axé sur le plaisir sans la culpabilité.
Comment allier gourmandise et bonne conscience ?
Le secret pour réduire les matières grasses et les sucres, tout en maintenant une bonne teneur en fibres, consiste à travailler sur les arômes qui caractérisent le goût, à partir des matières premières, comme le calibre et la torréfaction des fruits secs, la nature du cacao en poudre, ou encore, la qualité du registre gustatif, à commencer par le type vanille et de caramel, dont il existe de nombreuses nuances aromatiques et de teneur en amertume. La teneur en fibres de LEC s’élève en moyenne à 10,7 g pour 100 g, contre 1,1 g pour 100 g pour les glaces les plus vendues sur le marché. Sur le plan réglementaire, LEC affiche au minimum 30 % de calories en moins que la moyenne de la catégorie. Dans certains cas, on atteint jusqu’à 50 % de calories en moins. Un pot de 460 ml ne dépasse jamais 399 kcal.
Quel accueil avez-vous reçu ?
LEC a été lancée fin 2024. Dès 2025, la marque a rencontré le succès, notamment en Italie et en France. Cela fait deux ans que nous sommes sur le marché, et le bilan est très positif. Le chocolat et surtout la pistache, vendue quatre fois plus que la vanille, s’imposent comme les best-sellers de notre gamme, qui se décline en trois autres saveurs- vanille, caramel et cacahuète. Notre priorité, cette année, est de consolider ces cinq piliers, mêmes si l’innovation fait toujours partie de notre histoire : chez Grom, nous lancions un nouveau goût chaque mois. Pour LEC, notre magicien glacier, teste de nouvelles recettes tous les vendredis dans son laboratoire. Des innovations sortiront d’ici à l’été 2026.
Pourquoi ce nom, LEC ?
LEC est le surnom de Charles Leclerc. Mais c’est aussi un jeu de mots entre l’anglais lick et l’italien leccare (lécher en français, ndlr). La marque n’est pas basée sur la célébrité de Charles bien qu’il ait investi dans la société, qu’il en détient des parts, et qu’il soit très impliqué dans les réseaux sociaux et la communication. C’est lui, par exemple, qui a validé les couleurs et le design élégant du packaging, ainsi que la mise en avant claire des calories et des fibres sur le facing produit. Charles a une vision entrepreneuriale très forte, mais le secret de notre réussite réside, avant tout, dans notre travail d’équipe.
Quels sont vos canaux de distribution ?
Si la marque est née à Monaco, dès l’origine, notre objectif était de l’internationaliser rapidement. La première année, nous avons lancé LEC en Italie, France, Suisse et Angleterre. Elle est, aujourd’hui, distribuée dans 2 500 points de vente en Italie et en France. La marque est présente en supermarchés, au sein des enseignes Leclerc et Monoprix, où elle se positionne comme un produit plaisir et non comme une glace « santé ».
Vos projets en 2026 ?
Nous allons renforcer la communication en magasin, en travaillant davantage avec les enseignes de la grande distribution. Nous allons concentrer nos efforts sur des zones géographiques ciblées telles que l’Île de France, et dans les grandes villes européennes. Après deux ans, la France apparaît comme un marché-clé pour le développement de LEC car plus structuré autour des points de vente que ne l’est l’Italie, par exemple, où 70 % des glaces sont consommées hors domicile, via des boutiques indépendantes. Pour LEC, nous voyons un avenir différent, avec une distribution très large et un vrai projet social qui est de faire plaisir aux consommateurs sans culpabilité





















